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SUSE Virtualization : une alternative à VMware pour vos VMs sur Kubernetes

SUSE Virtualization offre une voie pragmatique pour migrer depuis VMware : VMs sur Kubernetes, interface lisible pour les équipes infra et adoption durable sans big bang.

Lecture 9 min
K8SVirtualisation
Illustration abstraite de gestion de machines virtuelles sur Kubernetes avec interface centralisée.
SUSE Virtualization : une alternative VMware orientée exploitation et adoption durable.

Quand on cherche une alternative à VMware, on compare souvent des hyperviseurs. Pourtant, VMware a gagné sa place dans les SI pour une autre raison : il a fourni une solution complète (cluster, haute disponibilité, exploitation, inventaire, droits, interface) que les équipes savent opérer.

Si votre objectif est de sortir de VMware sans perdre en maturité d’exploitation, il faut donc regarder des solutions capables de couvrir, de façon crédible, le triptyque :

  1. Virtualisation (VMs, haute disponibilité, opérations du quotidien)
  2. Exploitation (mises à jour, supervision, procédures, traçabilité)
  3. Interface de pilotage (une GUI centralisée qui évite la dérive “tout en ligne de commande”)

C’est précisément l’intérêt de SUSE Virtualization (anciennement Harvester) : proposer une virtualisation “modernisée” où les VMs s’appuient sur un socle Kubernetes, tout en conservant un modèle d’exploitation et une GUI adaptés aux équipes infra.

SUSE Virtualization, en une phrase

SUSE Virtualization est une solution de virtualisation cloud-native, basée sur Kubernetes, conçue pour exécuter et gérer des machines virtuelles (et cohabiter avec des workloads Kubernetes) dans une logique plateforme.

L’idée n’est pas de faire “Kubernetes pour Kubernetes”. L’idée est de transformer la virtualisation en un socle plus durable : même logique d’accès, même traçabilité, même outillage, et une trajectoire claire pour converger VM + cloud-native.

Pourquoi on peut parler de maturité (et pas juste d’innovation)

Une alternative VMware est crédible quand elle répond à des questions très concrètes :

  • Est-ce que l’équipe d’exploitation peut faire son travail vite ? (inventaire, actions courantes, dépannage)
  • Est-ce qu’on sait mettre à jour sans stress ? (procédures, prérequis, rollback)
  • Est-ce que la plateforme reste stable quand ça dégrade ? (nœud indisponible, stockage sous tension)
  • Est-ce que les accès et l’audit sont propres ? (RBAC, traçabilité)

SUSE Virtualization est intéressant parce qu’il se place d’emblée dans cette logique : une virtualisation pensée “production”, qui s’intègre à l’écosystème de gestion Kubernetes de SUSE.

La GUI : un point souvent sous-estimé dans les sorties VMware

La difficulté d’une sortie VMware n’est pas seulement technique. Elle est aussi humaine : VMware a une interface “dans la tête” des équipes.

Un piège classique consiste à pousser une approche “tout en YAML / tout en CLI” trop tôt. Résultat :

  • baisse d’efficacité au quotidien
  • contournements (opérations non tracées)
  • résistance au changement

Avec SUSE, le sujet GUI se traite de façon pragmatique via l’intégration dans Rancher : une interface centralisée pour le pilotage, l’inventaire, les accès, et une partie des opérations courantes.

Checklist “gestes du quotidien” à retrouver dans la GUI

Si vous voulez sécuriser l’adoption, vérifiez que ces gestes sont simples (et documentables) :

  • créer une VM depuis un modèle
  • ajuster CPU/RAM
  • ajouter un disque
  • mettre un nœud en maintenance
  • vérifier la haute disponibilité
  • restaurer
  • gérer les droits
  • superviser (alertes actionnables)
  • faire une mise à jour propre
  • diagnostiquer un incident standard

Cette liste est volontairement “banale”. C’est précisément ce qui fait la maturité d’une plateforme.

Ce que couvre une “solution complète” autour de SUSE Virtualization

Pour remplacer VMware sans perdre en maturité, il faut couvrir un ensemble de briques. Dans les projets, on retrouve presque toujours :

  • Virtualisation : cycle de vie des VMs, opérations courantes, HA
  • Management : inventaire, multi-clusters, accès, gouvernance
  • Réseau : intégration avec les choix réseau du SI, segmentation si besoin
  • Stockage : perf, snapshots, sauvegarde, PRA (c’est là que beaucoup de projets se jouent)
  • Sécurité : accès, traçabilité, conformité
  • Exploitation : mises à jour régulières, supervision utile, procédures d’incident

SUSE Virtualization prend sens quand on le regarde comme une pièce d’une plateforme cohérente, et pas comme “un hyperviseur de plus”.

Encadré : SUSE Virtualization vs Harvester (qu’est-ce qui change ?)

Harvester est le nom historique du projet.

SUSE Virtualization est aujourd’hui le produit / packaging SUSE, construit sur cette base, avec un positionnement et une intégration “enterprise” plus explicites (notamment autour de l’écosystème Rancher).

À retenir : quand vous discutez avec une DSI, parler “SUSE Virtualization” (offre, support, intégration, roadmap). Quand vous discutez avec des techniciens qui ont connu le projet, “Harvester” reste un repère utile.

Ce que la pile SUSE apporte concrètement (et pourquoi ça compte)

L’intérêt de SUSE Virtualization n’est pas uniquement “avoir des VMs sur Kubernetes”. C’est de proposer une pile cohérente pour tenir la promesse “alternative VMware” : une solution complète, exploitable, et industrialisable.

Un socle de management pensé pour l’exploitation

Dans un projet de sortie VMware, la question récurrente est : “qui pilote quoi, et comment on évite l’empilement d’outils ?”

Avec SUSE, l’approche met généralement l’accent sur une couche de management Kubernetes qui sert de point de contrôle :

  • inventaire (clusters / ressources)
  • gestion des accès (droits, projets/équipes)
  • gouvernance (standards, conventions)
  • opérations quotidiennes via une interface commune

C’est ce “point de contrôle” qui remplace, dans l’esprit des équipes, la centralité que vCenter a historiquement apportée.

Une GUI qui n’est pas cosmétique

La GUI n’est pas un bonus. C’est un accélérateur d’adoption.

Une sortie VMware échoue souvent non pas parce que la technologie ne fonctionne pas, mais parce que le quotidien devient plus lent : inventaire dispersé, opérations difficiles à expliquer, dépannage trop “outils d’experts”.

Dans une trajectoire SUSE, l’objectif est d’avoir une interface de référence où l’on peut :

  • retrouver l’inventaire et l’état de la plateforme
  • comprendre “qui a fait quoi” (traçabilité)
  • exécuter des opérations courantes sans multiplier les consoles

Ce point est important à assumer dans l’article : SUSE Virtualization vise une adoption par des équipes infra qui ont besoin d’un pilotage lisible, pas seulement d’une API.

Une réponse structurée à la cohabitation VM + cloud-native

Dans les faits, une DSI ne sort pas de VMware “d’un coup” :

  • une partie des workloads reste en VM (legacy, éditeurs)
  • une partie migre vers Kubernetes (nouveaux services, modernisation)

SUSE Virtualization s’inscrit bien dans ce schéma car il permet de traiter la VM comme une charge de travail “gérée” au sein d’une plateforme, sans empêcher la modernisation.

Parcours de migration réaliste avec SUSE Virtualization (sans promesse magique)

Plutôt que de parler d’un big bang, un parcours réaliste ressemble souvent à ceci :

  1. Cadrer le périmètre VM : quels workloads migrer, quels workloads resteront “exceptions” (éditeurs, appliances).
  2. Définir l’interface de référence : comment les équipes retrouvent l’inventaire et pilotent les opérations (une GUI claire, un seul point d’entrée).
  3. Mettre en place les règles : droits, conventions de nommage/labels, traçabilité.
  4. Migrer par vagues : commencer par des VMs non critiques, puis monter en criticité.
  5. Converger l’outillage : supervision, sauvegarde, et procédures (sans multiplier les consoles).

Ce parcours est volontairement “opérationnel”. C’est ce qui fait la différence entre un PoC réussi et une adoption durable.

Conclusion

SUSE Virtualization est une option crédible quand vous cherchez une alternative VMware mature : pas seulement une technologie pour exécuter des VMs, mais un cadre complet qui tient dans la durée (exploitation, gouvernance et GUI).

Dans une sortie VMware, la valeur se joue rarement sur “une fonctionnalité de plus”. Elle se joue sur la capacité à conserver un pilotage lisible (inventaire, état, opérations courantes), à éviter l’empilement de consoles, et à rendre l’adoption naturelle, y compris quand VMs et workloads Kubernetes doivent cohabiter. La présence d’une interface de référence, combinée à une approche plateforme, réduit les frictions au quotidien et facilite la standardisation des pratiques (accès, traçabilité, procédures).

Au final, l’intérêt de SUSE Virtualization est d’offrir une trajectoire plus durable : investir dans une plateforme qui sert la VM et le cloud-native, migrer par vagues de manière réaliste, et converger progressivement l’outillage au lieu de recréer un silo de plus.